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Préface : Six chemins pour connaître sagesse et intelligence

Préface du Père Francisco José López Sáez

Le livre que vous avez entre les mains est le fruit d’une intense recherche, menée avec la rigueur de l’intelligence et la passion du cœur. Ces six chemins, poursuivis tout au long d’une retraite de prière, nous attirent sur la route des Béatitudes de l’Évangile, en invitant le lecteur bienveillant à une aventure de l’esprit dont, c’est sûr, il ne reviendra pas comme il a commencé. C’est que, en écoutant avec le cœur intelligent ces paroles toujours neuves de notre Seigneur, la sagesse vient à notre rencontre en jaillissant de la Source de toute béatitude, la Bonté divine.
En effet, dans les langues sémitiques de la Révélation, dans lesquelles Jean-François Froger sait pousser avec tant de maîtrise l’eau vive d’une anthropologie biblique, l’expression qui ouvre chacune des neuf béatitudes de Jésus (tubayhon, dans l’araméen parlé par Lui) fait écho à la proclamation qui rythme avec exultation la scansion des six jours de la création : le « c’était bon » (l’hébreu tob, de même racine), « c’était très bon » (Gn 1, 31), avec lequel le Créateur bénit ses œuvres, son œuvre qui est l’Homme. La Divinité nous montre dans la Genèse que notre vie de créatures appelées à devenir des interlocutrices personnelles de sa Parole doit être couronnée avec la même Bonté-Beauté de tout ce qui relève de l’œuvre de l’amour divin : cette Bonté qui n’existe dans les choses créées que parce qu’elle réside originairement dans le regard même de l’amour du Dieu-Trinité. La même voix divine qui proclame « au commencement » la bonté radicale au fondement de la liberté de la créature proclame « sur la montagne » de Galilée, par la bouche du Verbe Incarné, la « béatitude » de la communauté qui a reconnu, en pleine conscience, Jésus comme le Messie.
Justement la reconnaissance de Jésus comme le Messie est l’enjeu de cette merveilleuse composition des neuf béatitudes. L’auteur du livre a su montrer l’art splendide de la parole de Jésus, qui tisse dans son enseignement, avec un style inimitable, les échos de toute la Révélation (« Moïse, Prophètes et Écrits », Lc 24, 44), pour éveiller la foi des disciples en Lui : tubayhon, « c’est une Bonté » d’être pauvre en esprit, endeuillé, humble, affamé et assoiffé de la justice-rectitude, miséricordieux, pur dans le cœur, quelqu’un qui fait la paix, persécuté à cause de la sainteté, et finalement calomnié et mis à part, parce que ces conditions sont le trésor même des vertus de l’Homme accompli, le Messie. C’est Lui, Jésus lui-même, qui vit dans son humanité, dans sa prière, sa vie et sa mort, les béatitudes qu’il proclame pour nous : elles parlent de son propre mystère et font de tout disciple qui les écoute et ne projette guère ses pré-concepts acquis un participant du Royaume des cieux, un fils de Dieu, voyant Dieu, un croyant finalement capable de pratiquer la Loi de Dieu, parce qu’il l’a comprise de l’intérieur grâce à la révélation de Jésus, en rejouant les béatitudes dans sa propre vie, parce que, nous dit l’auteur, « pour reconnaître le Messie Fils de Dieu, il faut être à son image ».
Les béatitudes sont, donc, grâce à la foi qu’elles communiquent à qui sait discerner par son écoute la multitude d’appels bibliques qui tissent son message, la source de cette Sagesse qui devra un jour ouvrir les yeux des disciples au sens profond de la création et de l’Écriture, et de leur propre existence dans le miroir des choses créées et des paroles divines. Ça sera l’œuvre du Ressuscité sur le chemin d’Emmaüs, qui couronne l’annonce de ses « béatitudes » avec la réalité de sa propre Résurrection : celle-ci accomplit le « très bon ! » du fiat créateur initial, ouvrant le cœur des disciples pour qu’ils puissent reconnaître, dans son Humanité de Grand-Prêtre, le lieu de la présence divine, et dans les béatitudes qui résument son identité messianique la porte de l’irruption du monde à venir, de la vie bienheureuse. C’est bien le Christ Vivant qui change la pesanteur du cœur des disciples en réceptacle de la Sagesse d’en-Haut. Il induit en eux, donc, une Sagesse qu’on pourrait bien définir, à juste titre, comme une Sagesse de résurrection, une intelligence qui regarde le monde et la vie de l’intérieur de la Bonté-Béatitude de la vie ressuscitée, un intellectus resurrectionis. Les grands mystiques de la tradition syro-orientale, qui lisaient le Nouveau Testament en araméen de la Peshytta, nous rendent témoignage de cette Sagesse « résurrectionnelle » des Béatitudes. Comme nous dit, par exemple, Joseph Hazzaya, auteur spirituel du VIIIe siècle : « La résurrection du Christ, c’est un intellect qui s’est relevé de sa chute, un cœur dont les yeux ont été ouverts, et à qui a été donné de participer à la contemplation des réalités corporelles et de celles qui sont au-dessus du corps, du jugement et de la providence divine. » (Centurie di conoscenza, III, 51, Patrologia Orientalis, t. 58, Turnhout/Belgique 2023, p. 144) À cette intelligence profonde est dédiée le sixième chemin de la retraite, où l’auteur déploie, après l’étude des jeux de sens des tresses à multiples directions dans lesquelles nous sommes invités à méditer les béatitudes, une logique ternaire qui correspond à une Sagesse et Intelligence vraiment inspirées, celles du Verbe créateur lui-même. Cette logique ternaire, en plus de la logique quaternaire, sont une découverte de Jean-François Froger qui est appelée à éclairer d’une nouvelle lumière la pensée profonde de la révélation avec une sagesse où est tissée la résurrection. Le fruit de l’étude patiente et de la réception de cette logique de la révélation sera la joie, l’éveil d’une profonde compréhension, la foi vécue !
Je me permets une dernière remarque : c’est le constat, dans mon propre travail de théologien, de la richesse de ce livre-retraite pour le renouveau théologique de l’ecclésiologie dans l’actualité. Les disciples qui reçoivent sur la montagne l’enseignement des béatitudes forment le « noyau » de l’Église. Ça veut dire que l’Église est elle-même née des béatitudes, de la même Bonté-Beauté de résurrection d’où jaillissent les paroles de Jésus. Habitués comme nous sommes à regarder seulement l’extériorité de l’Église, dans son image endommagée par les conflits et même souillée par les scandales dans le moment présent, on sent dire parfois, quand on essaie d’expliquer les origines du christianisme comme un fait vraiment spirituel et profondément significatif au milieu des épreuves de l’histoire, cette expression pleine d’amertume : « C’est trop beau pour être vrai. » On suppose donc que la vérité doit être laide, parce que, selon la mentalité commune, même académique, « tout provient du chaos », et tout ordre et beauté ne sont qu’une imposition de la volonté humaine pour vaincre le chaos initial, sans jamais pouvoir en sortir. La « beauté » avec laquelle on aimerait définir l’Église ne serait rien d’autre qu’une décoration superficielle qui cache la grande et authentique vérité, une patine de peinture de mauvaise qualité qui recouvrirait l’unique réalité dont est formée l’histoire commune de l’humanité « réelle » et empirique : la guerre de tous contre tous, comme on le voit de nos jours. L’Église elle-même serait née du chaos de l’histoire, comme un pacte entre partis ennemis sortis de la contraposition d’idéologies irréconciliables, comme l’institution, nécessaire pour pouvoir survivre à la violence, d’une Constitution qu’on appelle le Nouveau Testament, un pacte écrit dont la beauté ne résiste finalement à la loi de tout ce qui est soumis au temps… la dégradation et la mort ? C’est peut-être cette incompréhension du monde scientifique face aux vraies origines de l’Église, cette cécité des chrétiens eux-mêmes vis-à-vis de la mémoire vivante et spirituelle de l’histoire profonde du christianisme, qui constituent le secret des dernières béatitudes, celles qui parlent de la persécution, la calomnie, le déni de croire. Mais ici résonne avec force l’invitation de Jésus : réjouissez-vous dans l’allégresse, parce que vous serez les successeurs de la génération des prophètes fidèles intérieurement à la Parole divine, tous ceux qui ont été massacrés dans l’histoire pour participer à la passion du Messie ! Et l’histoire se transformera en joie et exultation du Royaume par la souffrance de ces justes et l’amour des petits.
Oui, l’énoncé des « Béatitudes » révèle précisément une autre origine : Jésus est le Messie, Fils de Dieu incarné, fondateur du noyau vivant des disciples-apôtres. Nous pouvons y voir l’acte de conception de la Quéhila, avant sa naissance à la Pentecôte ! Les Béatitudes nous enseignent, non pas à imaginer en projetant nos désirs, mais à concevoir et à toucher de nos mains la possibilité d’une origine humaine vraiment belle et sainte, tout au milieu de notre histoire de violence. Y a-t-il, dans cette création souillée par le péché et la tristesse, un lieu humain qui ne soit pas affecté par les conflits mimétiques, une conception immaculée de la nature humaine ? Si on le trouvait, on aurait devant les yeux une origine sainte, ontologiquement belle et pacifiée, un lieu de vrai bonheur et une espérance sereine, une naissance à l’innocence. « Heureux ceux qui font la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » Le lieu de l’origine et de la conception de l’Église est le sein virginal de Marie, qui a été à juste titre proclamée « Mère de l’Église », c’est-à-dire, elle est le sein humain de la conception de l’Église et le lieu de son origine, comme elle est le sein d’où jaillit le Verbe divin dans son incarnation. Et tout ce qui naît de Marie est saint et « heureux », et vient au monde marqué par la béatitude de Celle que « toutes les générations appelleront bienheureuse » (Lc 1, 48). Marie est Mère et origine humaine de l’Église parce qu’elle est la Femme des béatitudes, l’écho parfait de la Félicité de son Fils et Dieu. Elle est la Mère de notre authentique bonheur, qui est dans l’Église sainte. Et l’Église n’est pas notre honte, elle est notre « joie éternelle », comme aimait à le dire, dans le Paris de l’exil d’après la révolution de 1917, le théologien russe Serge Boulgakov, cette joie que rien et personne ne pourra nous enlever.
Certes, le bonheur que nous ne nous lassons pas de rechercher avec ténacité au plus profond de nos désirs et de nos calculs s’échappe de nos mains comme de l’eau que l’on voudrait tenir dans un poing. Il faut plonger dans l’eau, nus comme dans notre baptême, ou « pauvres en esprit », comme dans la première béatitude, pour trouver que c’est nous qui sommes recherchés, sauvés dans la Bonté. Et voici que nous retrouvons le bonheur dans la Bonté-Beauté, au moment même où, oublieux de nous-mêmes, nous nous abandonnons à une autre sagesse, à la connaissance spirituelle qui est le fruit d’une profonde transformation intérieure.

Bienheureux ceux qui écoutent, parce qu’ils vivront dans le présent la Joie éternelle !


P. Francisco José López Sáez
Professeur de théologie et spiritualité de l’Orient chrétien
à l’Université ecclésiastique San Dámaso de Madrid,
et d’ecclésiologie et philosophie de la religion
au Séminaire du Diocèse de Ciudad Real, Espagne

Le Shabbat

Homélie du Fr. Jean-Sébastien, ocd – Vendredi 19 juillet 2024

Mt 12, 1-8

En ce temps-là, un jour de sabbat, Jésus vint à passer à travers les champs de blé, ; ses disciples eurent faim et ils se mirent à arracher des épis et à les manger. Voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! » Mais il leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ? Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l’offrande ; or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger, mais seulement les prêtres. Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ? Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui n’ont pas commis de faute. En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat.

Le shabbat est universellement reconnu comme le jour sacré du Judaïsme. L’origine de cette obligation se trouve dans la révélation de Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, comme le décrit le livre de l’Exode[1]. Dans chaque texte, on trouve ce commandement : « Six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage. Et le septième jour est un shabbat pour YHWH ton Dieu ; tu ne feras aucun ouvrage… » (Ex 20, 9 ; Ex 31, 15). On remarque l’insistance sur cette périodisation du temps, qui est à l’origine de notre semaine, basée sur l’exemple de Dieu créant le monde en six jours et se reposant le septième. Il s’agit donc de suivre l’exemple divin.

Pour clore la discussion de ce jour avec les Pharisiens, Jésus affirme : « Le Fils de l’homme est maître du shabbat » (Mt 12, 8)[2]. Saint Grégoire le Grand commente avec assurance : « Nous considérons que la personne de notre Rédempteur, notre Seigneur Jésus Christ, est le vrai shabbat. »[3] (Verum autem shabbatum ipsum redemptorem nostrum Iesum Christum Dominum habemus). En d’autres termes, Jésus incarne pleinement le sens spirituel du shabbat.

Le shabbat est aussi à l’origine du dimanche chrétien. Saint Jean-Paul II le souligne dans sa lettre apostolique Dies Domini, où il traite du passage « Du shabbat au dimanche » : « À la lumière de ce mystère, le sens du précepte vétérotestamentaire sur le jour du Seigneur est repris, intégré et pleinement dévoilé dans la gloire qui brille sur le visage du Christ ressuscité (cf. 2 Co 4, 6). Du “shabbat”, on passe au “premier jour après le shabbat”, du septième jour, au premier jour : le dies Domini devient le dies Christi ! »[4]

Les quatre évangélistes rapportent sept récits[5] où Jésus est contesté par les Pharisiens pour ses actions le jour du shabbat. Jésus enseigne que le shabbat prend tout son sens et se réalise pleinement en lui. Mais qu’est-ce que le shabbat ? Pourquoi Jésus agirait-il en contradiction avec les interdits du shabbat ? Cela semble paradoxal pour un rabbi comme Jésus ! En effet, il sait que le shabbat enseigne sur le monde, la nature humaine et Dieu. Le shabbat est un rituel d’attente de la résurrection des corps.

L’évangile du jour pose la question centrale : pourquoi les disciples de Jésus font-ils ce qui n’est pas permis le jour du shabbat ? La discussion avec les Pharisiens amène Jésus à un raisonnement a fortiori : si David a pu manger des pains sacrés (1 S 21-22), combien plus les disciples peuvent-ils manger des épis le jour du shabbat, car Jésus est plus que David ; il affirme être plus grand que le Temple : « Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple. ». La comparaison avec David souligne la « sainteté » de Jésus et de ses disciples. Jésus est le véritable et unique Grand Prêtre, et sa résurrection le confirme. En citant la Torah, Jésus souligne que les Pharisiens s’appuient sur autre chose que la Torah, expliquant ainsi leur manque d’argumentation. Le problème est de déterminer ce qui est permis ou interdit le jour du shabbat, et quelle autorité peut trancher ces hésitations. La présence de l’esprit impur chassé de l’homme le jour du shabbat à la synagogue (Cf. Mc 1, 21 et Lc 4, 31) offre la clé de la discussion.

La Torah nécessite une interprétation, et c’est là que la « parole étrangère » peut se mélanger avec la parole de Dieu, altérant le principe d’interprétation. Aucun texte de l’Écriture ni de la tradition mishnique ne permet de juger les disciples de Jésus comme fautifs. Les Pharisiens imposent une autorité qu’ils s’attribuent eux-mêmes, tentant d’intimider les gens et d’imposer un pouvoir religieux et social abusif. Jésus ne répond pas à la provocation ; il n’entre pas en discussion avec eux, ce qui serait leur reconnaître un pouvoir. Au contraire, il enseigne une vérité fondamentale sur le shabbat : Quelles sont les conditions nécessaires pour qu’un être libre, créé « à la ressemblance de Dieu », puisse exister ? L’ensemble des actions de Jésus vise à rendre le Shabbat accessible et réel pour tous les hommes. C’est pourquoi Jésus déclare dans ce même épisode rapporté par saint Marc : « Le shabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le shabbat »[6]. Jésus nous enseigne ainsi le Repos de Dieu en l’homme, en définitive comment vivre de la sainteté divine, de la vie divine.

Jésus enseigne que ses disciples, comme les prêtres dans le Temple ou David et ses compagnons, sont consacrés, sont saints. Ils sont les compagnons de l’Oint du Seigneur (le Messie), ayant tout quitté, même l’union avec la femme. Jésus est le Saint de Dieu, comme les prêtres sont « saints » dans le Temple et comme David et ses compagnons le sont avant leur service au Temple ou avant de partir en campagne.

La révélation lie le shabbat et le sanctuaire dans la même révérence : « Vous garderez mes shabbats et vous révérerez mon sanctuaire, Moi (je suis) YHWH. » (Lv 26, 2). Il ne s’agit pas de donner des dispenses, mais d’accéder à la Vie. L’homme saint est celui où la vie de Dieu se communique. Pour que Dieu soit vraiment connu, il faudrait un homme qui soit Dieu, sans confusion ni séparation, incréé en tant que Dieu, créé en tant qu’homme, dans l’unité des deux natures. Cet homme serait l’incarnation du Verbe.

C’est Jésus, selon la foi chrétienne, une foi unique et rationnellement pensable. Toutefois, il faut reconnaître en Jésus cette union des deux « natures », divine et humaine. La manière dont Jésus a vécu le shabbat nous éclaire sur ce mystère. Ainsi, Jésus est bien le maître du Shabbat, car en lui réside la plénitude de la divinité (Cf. Col 2, 9). Amen.

Fr. Jean-Sébastien de Notre-Dame du Sacré-Cœur (Pissot), ocd[7]


[1] Ex 20, 1-17. Nous trouvons dans d’autres textes de l’écriture la nécessité du shabbat Dt 5, 6-21 ; Ex 31,12-17 ; Ex 34, 21-28.
[2] Nous avons le parallèle de Mt 12, 1-8 en Mc 2, 23-28 et Lc 6, 1-5 qui n’apportent pas d’élément différent sauf qu’en Luc, les pharisiens s’adressent directement aux disciples et non à Jésus.
[3] Saint Grégoire le Grand, Homiliae in Evangelia, Homélie 15, § 6.
[4] Jean-Paul II, Lettre apostolique du pape Jean Paul II sur le dimanche : « Dies Domini », Rome, 7 juillet 1998, n° 18.
[5] I. L’homme à l’esprit impur Mc, 1, 21 / Lc 4, 31 II. L’épisode des épis arrachés Mc 2, 23 / Mt 12, 1 / Lc 6, 1 III. L’homme à la main desséchée Mc 3, 1 / Mt 12, 10 / Lc 6, 6-11 IV. La femme courbée dix-huit ans Lc 13, 10 V. L’hydropique chez le pharisien Lc 14, 1-6. VI. Le paralytique de Bézatha Jn 5, 1-18 VII. Guérison de l’aveugle-né Jn 9, 1-41.
[6] Mc 2, 23-28.
[7] Homélie s’inspire très largement du livre de Jean-François Froger, Le Maître du Shabbat, Ed. Grégorienne, 2009, p. 62-73.

Moïse et Œdipe

Dans cette série de 10 émissions, diffusées en 2018, 2019, Jean-François nous parle du mythe bien connu d’Œdipe. Bien connu, vraiment ? Vous serez surpris de ce que vous allez entendre, et surtout de comprendre que la vie de Moïse est tout aussi symbolique et « mythique », c’est à dire ayant un sens caché.

Le prochain livre de Jean-François est précisément sur le sujet abordé dans ces émissions. Cliquez ici pour accéder à la page de ce livre.

1 – Moïse et Œdipe
2 – Moïse et Œdipe
3 – Moïse et Œdipe
4 – Moïse et Œdipe
5 – Moïse et Œdipe
6 – Moïse et Œdipe
7 – Moïse et Œdipe
8 – Moïse et Œdipe
9 – Moïse et Œdipe
10 – Moïse et Œdipe

La genèse

Dans cette série de 12 émissions, diffusées en 2014, 2015, Jean-François nous parle des 6 jours de la Création. Comment comprendre le tout début de la bible devient fondamental pour la compréhension du reste

1 – Introduction
2 – Le commencement
3 – Le jour biblique
4 – Le soir et le matin
5 – La séparation des eaux
6 – Les eaux d’en haut, les eaux d’en bas
7 – Caché – Révélé
8 – Naissance du langage
9 – Les symboles, les rituels
10 – Éléments de la vie psychique
11 – Le sixième jour
12 – À l’image de Dieu

Les alliances

Dans cette série de 19 émissions, diffusées en 2011, 2012 et 2013, Jean-François nous parle des alliances que Dieu veut établir avec l’Homme, afin de le rétablir dans sa véritable Nature Humaine.

1 – Les structures de l’alliance
2 – Noé, le coffre, les animaux
3 – Chronologie du déluge
4 – Noé et ses fils
5 – L’alliance avec Abram
6 – Changement de nom d’Abram et de Saraï
7 – La circoncision
8 – L’épreuve d’Abraham
9 – Le songe de Jacob
10 – Le combat de Jacob
11 – Histoire de Moïse
12 – Les buissons ardents
13 – La révélation de Nom de Dieu
14 – Proposition d’alliance avec le peuple
15 – Réalisation de l’alliance avec le peuple
16 – Alliance avec le sang et table de l’alliance
17 – Alliance avec David
18 – Les débuts du roi David
19 – La conclusion de l’alliance avec David

D’Or et de Miel

Le sens de la vie est la question primordiale pour chacun de nous, qu’il commence son itinéraire ou qu’il l’achève.
Ce livre répond à « l’éternelle question » par l’exploration des fondements conceptuels de l’anthropologie.
Les auteurs se réfèrent pour cela aux mythes, particulièrement ceux de la Bible, comme modèles explicateurs dans l’ordre du manifesté ou de l’incarné de ce qui est implicite dans l’invisible.
Ils proposent un modèle anthropologique qui oblige à remettre sur le métier, les questions de la sexualité humaine et de la parole.

La différence sexuelle de même que la différence entre la parole humaine et le Verbe divin ne sont pas constitutives de l’homme ni de la femme dans leurs rapports à l’univers, elles ne sont qu’induites par la limite fondamentale du profane et du sacré qui marque la différence entre la réalité invisible et la réalité visible.
Ce livre ouvre un champ nouveau d’exploration de la vie psychique en s’appuyant sur une méthode expérimentale qui démontre l’existence d’une langue symbolique contenant sa propre épistémologie.

Théorie déductive de la physique des particules

La physique contemporaine s’est construite pas à pas, d’expériences en modèles mathématiques. Son expression dépend donc des principes mathématiques en cours et particulièrement de la logique.
C’est là qu’il fallait faire porter l’effort en se posant la question de savoir si la « Nature » obéit dans tous ces aspects à la logique binaire ou si celle-ci, bien adaptée à l’expérience immédiate du monde observable, est en fait insuffisante. C’est ce qu’on soupçonne en considérant les paradoxes de la physique quantique.
Il fallait une logique plus puissante, englobant la logique ordinaire comme un cas particulier, pour pouvoir penser un principe dont on pourrait déduire que la matière existe à l’état de particules et décrire avec exactitude ses propriétés fondamentales.

Les auteurs de cet ouvrage utilisent la logique quaternaire qu’ils ont décrite dans un ouvrage précédent (Fondements logiques de la physique) et qu’ils mettent en œuvre pour en déduire l’existence et la diversité structurelle des particules et en retrouver les propriétés découvertes expérimentalement (charge, masse et spin).
Ils ouvrent ainsi un nouveau champ d’exploration pour les théoriciens et les expérimentateurs, en offrant une solution logique au problème de l’énergie et de la masse « noires » ou même au problème crucial de la disruption dans les appareils de fusion atomique.

Fondements logiques de la physique

… et pourtant si, Dieu joue aux dés

Les concepts de la physique ont été élaborés jusqu’ici par ajustement de la théorie à l’expérience. Désormais, l’exploration de la matière nécessite une approche plus fine, où les concepts soient chargés de sens.

À travers la réflexion des Fondements logiques de la physique, les auteurs proposent de fonder la physique sur la «symbiose» entre une logique nouvelle et des principes métaphysiques qui structurent le concept de réalité. Les entités connues de la physique se déduisent directement de ces fondements, d’autres se révèlent et leur détection constitue un nouveau défi pour les expérimentateurs. La Microphysique y est dominée par la présence constitutive de non-ordre.

Les phénomènes quantiques et l’espace-temps s’en trouvent réinterprétés. Diverses questions très actuelles sont examinées : matière noire, fusion froide, atomes hypercondensés, monopôles magnétiques…

Cet ouvrage constitue un bouleversement épistémologique majeur car il fournit un modèle de pensée efficace dont les structures s’appliquent à tous les domaines de la science.

La structure cachée du réel

L’ouvrage est le résultat d’un travail de recherche de neuf années concernant les liens structurels entre la métaphysique, la physique et la théologie chrétienne. Il met en évidence l’existence d’une structure universelle. L’encyclique « Fides et Ratio » du pape Jean-Paul II a lancé un grand défi à la pensée contemporaine en disant que la foi éclaire la raison et que la raison conforte la foi. Nous relevons ce défi et c’est la première fois dans l’histoire des sciences et de la théologie que la description de la réalité physique se déduit de la métaphysique et que la même métaphysique permet d’exprimer rationnellement les grands dogmes qui structurent la foi chrétienne : Trinité, Création, Incarnation. Pour aboutir à cette unification épistémologique, il a fallu concevoir une nouvelle métaphysique, celle de la « Relation » assortie d’une logique quaternaire, à la place de la métaphysique de la « Substance » et de la logique binaire héritées d’Aristote.

Il en résulte un nouveau paradigme dont l’ouvrage donne les fondements et montre l’efficacité jusque dans les aspects techniques de la physique des particules et des atomes. Les concepts de la physique prennent un sens inattendu et même la notion de vie apparaît sous un jour nouveau propre à éclairer aussi bien la théologie que la biologie. Ces résultats étonnants viennent de la puissance du modèle métaphysique quaternaire qui rend possible ce que les modèles connus jusqu’à présent excluaient comme impensable.

L’arbre des archétypes

Les lettres de l’alphabet hébreu comme figures et nombres

L’arbre des archétypes montre la signification des lettres de l’alphabet hébreu, qui semble être un système de signes conduisant à une connaissance profonde de l’anthropologie, étudié ici à travers le psaume alphabétique 145.

Ces lettres ont été créées, avant leur écriture carrée venant de Babylonie, à partir de l’idée hiéroglyphique importée d’Égypte : chaque lettre-syllabe désigne d’abord un objet et cet objet représente analogiquement une idée.

Les lettres se suivent dans l’alphabet selon un ordre invariable qui permet de compter mais qui dévoile aussi un enseignement sur les représentations archétypales dont nous nous servons pour penser le monde.


L’arrangement parfois étrange des « images archétypales » qu’on trouve dans la Bible témoigne de son origine « révélée ».

La figure de la Ménorah, arbre portant la lumière à partir des lettres, prend tout son sens lorsqu’on voit que les lettres sont organisées selon un ordre numérique très précis.

Jean-François Froger explore l’anthropologie biblique depuis une quarantaine d’années.

Bernadette Main, artiste plasticienne, a réalisé une œuvre originale pour cet ouvrage.

Jean-François Froger, parfois avec un co-auteur, produit des essais anthropologiques et théologiques montrant le renouvellement possible d’une pensée reconnaissant sa source d’inspiration.