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Question Réponse : À propos de la pluralité des logiques.

Jean-François FROGER (septembre 2023)

Votre question : « Comment situez-vous les logiques ternaires et quaternaires dont vous parlez dans vos livres, par rapport à ce qui est expliqué ci-joint (pages 34 et suivantes de l’original et que je reproduis ci-dessous) ?

Ces logiques remettent-elles en question la logique qu’on peut appeler classique, ou bien viennent-elles seulement montrer que celle-ci peut recevoir des élaborations plus complexes ? »

« Le subjectivisme utilise une logique qui lui est propre. On a même dit, et trop répété, que cette logique nouvelle devait remplacer l’ancienne logique, dite « classique ». En fait, l’interprétation subjectiviste de la mé­canique ondulatoire impose l’usage d’une logique spéciale : c’est incontes­table. Est-ce là une raison pour affirmer que cette logique spéciale est la logique ?

Nous croyons au contraire que la logique qu’implique le subjec­tivisme plaide contre lui. Voyons tout d’abord rapidement pourquoi le sub­jectivisme a sa logique à lui. Il entend énoncer une prévision concernant des résultats qui, au moment où la prévision est faite, sont également pos­sibles, mais qui seront incompossibles ; tel est le cas des grandeurs incomposables. Dans ce cas, donc, la disjonction entre deux propositions corres­pondant aux grandeurs en question est une disjonction sans exclusion au moment de la prévision et une disjonction avec exclusion lorsque la mesure sera effectivement effectuée. Le calcul des prévisions se trouve astreint à conserver l’une et l’autre : l’exclusion en vertu de son contenu physique, la non exclusion en vertu de sa nature épistémologique. Par suite la logique attenante au calcul des prévisions se trouve elle-même astreinte à conserver pour la disjonction de deux propositions correspondant à des grandeurs incomposables, deux acceptions opposées : avec exclusion, sans exclusion. Ces deux acceptions, qui en logique classique s’excluent, en logique des prévisions ne s’excluent pas ; p v q peut signifier exclusion et non exclusion, non certes simultanément ce qui serait contradictoire, mais l’un ou l’autre  {34} 

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Chemins de connaissance

Cet ouvrage présente de façon simple les bases du développement psychique et spirituel que les auteurs ont mises à jour au cours de leurs recherches, tant au niveau de la pratique clinique qu’au niveau de l’étude des mythes et de la tradition biblique.
C’est un outil de travail et de réflexion pour tous ceux qui cherchent à connaître ce que la Tradition dit de l’homme et pour ceux qui désirent disposer d’un modèle explicatif en anthropologie.
Ce modèle permet des analyses de comportements contemporains aussi importants que la passion pour le football, le problème du rapport du masculin au féminin ou même celui de la hiérarchie sociale.

Structure de la connaissance

Avez-vous remarqué que dans le monde tout ce qui compte va par quatre ?

La musique : timbre, harmonie, rythme et mélodie. Le repérage : altitude, latitude, longitude et datation. Les quatre aspects de la cause : pour quoi, avec quoi, par quoi et selon quoi ? Les forces de la nature : interactions faible, forte, électromagnétique et gravitationnelle… Les vingt-quatre particules élémentaires qui constituent la matière : une famille de six leptons associée à trois familles de quarks. Et aussi la logique d’un discours nuancé : oui, non, oui et non, ni oui ni non. Pourquoi quatre est-il partout ?

La notion de quaternité apporte une réponse à la fois simple et surprenante à cette question. A partir d’exemples tirés de l’expérience humaine, les auteurs en dégagent les aspects structurels et s’en servent pour approfondir le sens des mathématiques et de divers autres domaines liés à la genèse de la connaissance.
Il s’agit d’une nouvelle épistémologie, fondée sur un modèle logique qui complète celui d’Aristote.

Du combat spirituel à la déification

Cet ouvrage fait suite à celui consacré à l’Énigme de la pensée que nous achevions par une considération de saint Jean de la Croix : « Une seule pensée de l’homme est plus précieuse que tout l’Univers : d’où vient que Dieu seul en est digne. » Quelle « pensée » serait-elle assez forte pour n’avoir d’autre objet que la divinité ? C’est l’objet d’un débat et d’un combat.

Issu de trois retraites qui se sont déroulées à Cerfroid, berceau de l’ordre des Trinitaires

La religion formalisant la relation de l’homme à Dieu et de Dieu à l’homme est-elle une création de l’esprit humain ? Si l’homme doit combattre laborieusement ses propres préjugés pour faire de la science, combien plus doit-il faire face à l’obstacle de sa pensée auto-référente et à son désir inconscient pour recevoir une véritable capacité d’accueil d’une révélation, sans laquelle il serait à jamais clos sur lui-même.

La proposition chrétienne de transformation des principes de la pensée et des principes du désir s’appelle métanoïa. Les méditations données dans cet ouvrage dessinent un chemin intellectuel et spirituel vers un but qui semble inaccessible à l’imaginaire « naturel » : la déification de l’âme. Grégoire Palamas ou Louis Lanneau l’ont exploré aux XIVe et XVIIe siècles. Nous reprenons le flambeau, pour que brille la véritable espérance.

Découvrez la préface écrite par le Père Francisco Sáez !

Le maître du Shabbat

La révélation biblique fait obligation aux membres du Peuple que Dieu veut se constituer de cesser tout travail le septième jour. C’est l’institution par Moïse du « shabbat », jour sacré où l’on doit « imiter Dieu » qui cessa son œuvre de création le septième jour. Le shabbat nous enseigne le rôle du temps, la nature du travail, le sens de l’interdit, mais bien plus encore ouvre l’intelligence sur la nature de Dieu et sur celle de l’Homme. Cet ouvrage est une réponse à la dénégation de la philosophie moderne de l’existence d’une « nature humaine ».

Il montre en outre que Jésus le Messie est réellement le « Maître du Shabbat », non pour le nier ou le négliger mais pour l’accomplir parfaitement. On peut lire cet ouvrage comme une participation au dialogue de Joseph Ratzinger, le Pape Benoît XVI, avec le rabbin Jacob Neusner rapporté dans « Jésus de Nazareth ».

Symbolique de l’image et anthropologie

Suivi d’une étude sur le mythe d’Œdipe

Ce livre résulte de la rencontre entre un médecin, psychiatre des hôpitaux et un exégète des textes bibliques- anthropologiques.
Le médecin organisant la psychothérapie par l’écoute de musique filtrée, des entretiens et des dessins libres s’aperçoit que la suite des dessins rend compte de l’évolution de la psychothérapie.
L’exégète, habitué à l’herméneutique des images mythiques, découvre alors que ces dessins « parlent » inconsciemment de nombreuses langues et qu’ils sont susceptibles d’être interprétés.