{"id":890,"date":"2025-02-17T23:20:13","date_gmt":"2025-02-17T22:20:13","guid":{"rendered":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/?p=890"},"modified":"2025-02-17T23:28:50","modified_gmt":"2025-02-17T22:28:50","slug":"sainte-marie-madeleine-recension-par-marion-duvauchel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/?p=890","title":{"rendered":"Sainte Marie-Madeleine : Recension par Marion Duvauchel"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Sainte M<\/em><em>arie-Madeleine, Ap\u00f4tre des Ap\u00f4tres<\/em>, \u00c9ditions gr\u00e9goriennes, 2017<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:28% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"449\" height=\"550\" src=\"https:\/\/enseignement-froger.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Madeleine.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-587 size-full\" srcset=\"https:\/\/enseignement-froger.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Madeleine.jpg 449w, https:\/\/enseignement-froger.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Madeleine-245x300.jpg 245w\" sizes=\"auto, (max-width: 449px) 100vw, 449px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p><em>Sainte Marie-Madeleine, Ap\u00f4tre des Ap\u00f4tres<\/em>, \u00c9ditions gr\u00e9goriennes, 2017<\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Jean-Fran\u00e7ois Froger, Jean-Michel Sanchez<br>Iconographie&nbsp;: Jean-Paul Dumontier<br>Recension<br>Marion Duvauchel<\/p>\n\n\n\n<p>En 2017, les \u00e9ditions Gr\u00e9goriennes ont publi\u00e9 un ouvrage, aux illustrations superbes (et adroitement comment\u00e9es), consacr\u00e9 \u00e0 sainte Marie-Madeleine. Il se pr\u00e9sente en deux volets&nbsp;: la premi\u00e8re partie, du bibliste Jean-Fran\u00e7ois Froger, d\u00e9veloppe les \u00ab&nbsp;<em>implications th\u00e9ologiques et anthropologiques figur\u00e9es dans la personne et les actes de Marie de Magdala&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;; la seconde expose les fruits historiques de la pr\u00e9sence de la sainte en Provence. Jean-Michel Sanchez y d\u00e9roule un parcours de l\u2019histoire cultuelle, d\u00e9crit l\u2019enracinement du christianisme dans la Gaule comme la d\u00e9votion qui n\u2019a cess\u00e9 de grandir \u00e0 travers les si\u00e8cles pour celle qu\u2019il appelle sobrement \u00ab&nbsp;la gloire de la Provence&nbsp;\u00bb. On ne saurait mieux formuler.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceux que passionnent les faits, les dates, les \u00e9v\u00e8nements, les al\u00e9as du culte et les vicissitudes des reliques, le poids des grands de ce monde dans l\u2019inscription de la sainte dans \u00ab&nbsp;ce coin enchant\u00e9&nbsp;\u00bb iront d\u2019embl\u00e9e au chapitre VIII qui ouvre cette seconde partie. Ils y trouveront l\u2019expos\u00e9 pr\u00e9cis, circonstanci\u00e9 et exhaustif (pour autant qu\u2019on puisse en juger) de ce que nous savons sur la sainte venue de Jud\u00e9e, comme aussi ces choses miraculeuses que les po\u00e8tes de Provence racontaient encore il n\u2019y a pas si longtemps&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;que J\u00e9sus toucha du doigt son front,<\/em><br><em>Ce dont les faux docteurs lui voulaient faire affront ;<\/em><br><em>Ce front touch\u00e9 du doigt porte encore une marque<\/em> (Jean Aicard, la Sainte Baume).<\/p>\n\n\n\n<p>Cette marque, on l\u2019a appel\u00e9e le \u00ab&nbsp;noli me tangere&nbsp;\u00bb, et au cours des si\u00e8cles, avec les vols successifs, le d\u00e9pe\u00e7age et la destruction de la relique, il a fini par dispara\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le culte de Marie-Madeleine, autrement dit sa m\u00e9moire, a cependant travers\u00e9 les si\u00e8cles&nbsp;: malgr\u00e9 le danger musulman, malgr\u00e9 la violence r\u00e9volutionnaire \u2013 celle de Marat le sombre qui dispersa ses reliques&nbsp;; malgr\u00e9 (pire encore peut-\u00eatre) l\u2019implacable rationalisme qui pr\u00e9tendit \u00e9radiquer les traditions proven\u00e7ales qui maintenaient le souvenir de ces \u00e9vang\u00e9lisateurs venus d\u2019Orient, avec dans leur chair et dans leur c\u0153ur, au plus profond de leur conscience et de leur exp\u00e9rience, le souvenir de J\u00e9sus. Et son Amour.<\/p>\n\n\n\n<p>La critique historique a fini par imposer l\u2019id\u00e9e que sous l\u2019image de Marie-Madeleine, il y a trois femmes.<\/p>\n\n\n\n<p>J.F. Froger pose d\u2019embl\u00e9e son choix de n\u2019en voir qu\u2019une seule. Sa m\u00e9thode&nbsp;vise \u00e0 comprendre la signification des textes par la critique interne, (en choisissant la version aram\u00e9enne orientale des \u00e9vangiles&nbsp;: la Pshitta) avec pour postulat que ces textes ne deviennent intelligibles qu\u2019avec l\u2019unit\u00e9 d\u2019une seule personne&nbsp;: Marie de B\u00e9thanie. Le bibliste s\u2019appuie au long de sa d\u00e9monstration sur ceux qui l\u2019ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 dans la compr\u00e9hension de cette femme \u00ab&nbsp;<em>si discr\u00e8tement pr\u00e9sente sur le chemin de J\u00e9sus, d\u2019abord anonyme, puis nomm\u00e9e mais m\u00e9connue, et r\u00e9habilit\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb. Nous trouvons l\u00e0, avec une ex\u00e9g\u00e8se nouvelle, tout un tr\u00e9sor de citations et de r\u00e9f\u00e9rences&nbsp;: du cardinal B\u00e9rulle, de saint Augustin, de saint Gr\u00e9goire, pour n\u2019en citer que quelques-uns.<\/p>\n\n\n\n<p>Sept chapitres pour \u00ab&nbsp;entourer&nbsp;\u00bb le myst\u00e8re d\u2019une vie qui s\u2019ouvre dans le moment o\u00f9 une prostitu\u00e9e vient publiquement rendre hommage \u00e0 Celui qui lui a remis son p\u00e9ch\u00e9, et lui couvrir les pieds de parfum et de larmes avant de les essuyer de ses cheveux :<\/p>\n\n\n\n<p><em>Habille-toi de lin, V\u00e9nus, voici le Christ<\/em><br><em>Deviens la Madeleine, et laisse en toi descendre,<\/em><br><em>M\u00e9lancoliquement, sa gr\u00e2ce et son esprit,<\/em><br><em>Humble, ternis tes pieds dans de la cendre&nbsp;(Emile Verhaerent).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une femme, prostitu\u00e9e notoire, riche et belle, entre un jour l\u00e0 o\u00f9 elle sait que se trouve J\u00e9sus, attabl\u00e9 chez des connaissances. Elle donne l\u2019exemple de la d\u00e9ch\u00e9ance \u00e0 \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9tat pur&nbsp;\u00bb, <em>\u00ab&nbsp;le fond luxurieux de toute l\u2019humanit\u00e9 qui s\u2019exprime l\u00e0 avec toute la force d\u2019une ardeur sans raison, d\u2019une passion sans justification&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 17). Marie Madeleine est la figure d\u2019une corruption propre \u00e0 toute l\u2019humanit\u00e9. Mais elle a rencontr\u00e9 J\u00e9sus, \u00ab<em> un homme qui ne porte pas sur elle un regard, m\u00eame furtif, de d\u00e9sir luxurieux&nbsp;\u00bb, <\/em>elle a crois\u00e9 son regard (qui est l\u2019ultime toucher) un \u00ab <em>inoubliable abime de puret\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb. De ce premier \u00e9change va surgir en retour un autre ab\u00eeme d\u2019amour et de gratitude dont les larmes sont le signe.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment d\u00e8s lors, peut-on douter de l\u2019unit\u00e9 de cette femme, et que Marie s\u0153ur de Marthe, r\u00e9habilit\u00e9e et relev\u00e9e, \u00ab&nbsp;convertie&nbsp;\u00bb, est bien la m\u00eame femme que la prostitu\u00e9e aux pieds de J\u00e9sus. Il faut oublier le poncif de l\u2019active et de la contemplative. Marthe, il est vrai, re\u00e7oit J\u00e9sus dans sa maison, elle doit organiser et diriger l\u2019accueil de l\u2019h\u00f4te de marque qu\u2019Il est. La maison est une figure de l\u2019int\u00e9rieur, Marthe re\u00e7oit J\u00e9sus dans son \u00ab&nbsp;int\u00e9rieur&nbsp;\u00bb. Marie \u00e9coute la parole vivante, celle qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 rendue apte \u00e0 recevoir dans \u00ab&nbsp;l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019int\u00e9rieur&nbsp;\u00bb, dans la nuit de sa conscience revisit\u00e9e. De m\u00eame rappelle le bibliste, on re\u00e7oit le pauvre dans sa maison. Et on re\u00e7oit J\u00e9sus dans les profondeurs de la vie secr\u00e8te, cette vie qui a connu les premi\u00e8res purifications de l\u2019intelligence.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacune des apparitions de Marie Madeleine dans les textes, chacun des actes relat\u00e9s, sont autant d\u2019occasion de r\u00e9v\u00e9lation&nbsp;par J\u00e9sus : par une parabole (la premi\u00e8re onction, lorsqu\u2019elle entre pour pleurer aux pieds de J\u00e9sus)&nbsp;; par un silence (celui du Crucifi\u00e9 qui ne laisse tomber de ses l\u00e8vres aucune parole pour la femme qui se tient l\u00e0)&nbsp;; par le refus apparemment incompr\u00e9hensible (ne me touche pas).<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est par cet interdit, dit le bibliste, que J\u00e9sus enseigne \u00ab&nbsp;<em>une chose cach\u00e9e depuis la fondation du monde, \u00e0 savoir la r\u00e9alit\u00e9 du corps spirituel&nbsp;<\/em>\u00bb (p. 51). Entre la vision et l\u2019audition, se dit toute une transformation. Celle qui permet \u00e0 la jeune femme de reconna\u00eetre la nature du corps de J\u00e9sus&nbsp;: un corps ressuscit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie-Madeleine est la grande figure de la r\u00e9v\u00e9lation du corps ressuscit\u00e9&nbsp;: elle&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>est au c\u0153ur de la transformation entre le d\u00e9pouillement mortel et le corps nouveau du Ressuscit\u00e9, que les quarante jours vont expliciter aux disciple<\/em>s (p.53). Si elle ne peut avoir un contact avec le corps ressuscit\u00e9,&nbsp;c\u2019est qu\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>il faut une capacit\u00e9 nouvelle qui ne rel\u00e8ve pas du souvenir, de la m\u00e9moire de l\u2019exp\u00e9rience nouvelle&nbsp;\u00bb<\/em>, mais \u00ab&nbsp;<em>d\u2019un acte de foi o\u00f9 l\u2019intelligence devient le toucher de la r\u00e9alit\u00e9 invisible&nbsp;\u00bb<\/em>. Et la femme qui accourt au tombeau n\u2019en est pas encore capable.<\/p>\n\n\n\n<p>La vocation de celle qui a vu le Seigneur&nbsp;est unique&nbsp;; son r\u00f4le ressemble \u00e0 celui de ces deux anges du tombeau&nbsp;: l\u2019un \u00e0 la t\u00eate et l\u2019autre aux pieds de l\u2019endroit o\u00f9 J\u00e9sus a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9. Elle est la messag\u00e8re unique du travail \u00e0 faire par les ap\u00f4tres&nbsp;: annoncer la R\u00e9surrection. Autrement dit, faire comprendre un \u00ab&nbsp;<em>mouvement par lequel on passe de l\u2019invisible divin au visible humain, puis du visible humain \u00e0 l\u2019invisible et visible divins<\/em>&nbsp;\u00bb. J\u00e9sus ressuscit\u00e9 est \u00e0 la fois visible et invisible car il est pr\u00e9sence de signe. \u00ab&nbsp;<em>Qui me voit, voit le P\u00e8re&nbsp;<\/em>\u00bb. L\u2019Impure relev\u00e9e de son p\u00e9ch\u00e9, la femme qu\u2019il a rachet\u00e9e et arrach\u00e9e \u00e0 la fosse, nous conduit vers la contemplation des diff\u00e9rents \u00e9tats du Verbe divin. Quatre \u00e9tats d\u2019un corps unique dont le symbole des ap\u00f4tres d\u00e9crit le cheminement. Le chemin de r\u00e9v\u00e9lation se cl\u00f4t dans le moment o\u00f9 J\u00e9sus \u00e9tablit Marie Madeleine comme Femme pure, comme figure m\u00eame dans la nature humaine, de ce p\u00f4le capable de recevoir l\u2019inspiration&nbsp;\u00bb&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;ce qu\u2019elle doit \u00e0 son tour r\u00e9v\u00e9ler aux ap\u00f4tres<\/em>&nbsp;\u00bb et qui fait d\u2019elle \u00ab&nbsp;l\u2019ap\u00f4tre des ap\u00f4tres&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 la rage anti-chr\u00e9tienne \u00e0 travers les si\u00e8cles, malgr\u00e9 Marat le sombre, rien ne peut effacer la lumi\u00e8re des trente ann\u00e9es de contemplation, de p\u00e9nitence et d\u2019extase de cette sainte que la gr\u00e2ce a \u00e9lev\u00e9e \u00e0 la m\u00eame dignit\u00e9 que celle de la sainte Vierge. L\u2019une n\u00e9e et demeur\u00e9e pure, l\u2019autre relev\u00e9e par un acte divin par lequel elle a entrevu le Dieu de Mis\u00e9ricorde. La Gr\u00e2ce mais aussi une longue asc\u00e8se.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous autres, gens de la Provence, qui vivons sur ce \u00ab&nbsp;coin enchant\u00e9&nbsp;\u00bb r\u00e9put\u00e9 pour sa beaut\u00e9 et pour la lumi\u00e8re qui inonde ses champs de lavande, ses gen\u00eats, ses grands platanes et ses garrigues, ses paysages de vigne, d\u2019olivier et de figuiers, caract\u00e9ristiques du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en, nous autres, quand nous avons un peu lu, nous n\u2019avons pas oubli\u00e9 l\u2019antique unit\u00e9 de cette <em>mare nostrum<\/em>, fractur\u00e9e sans retour par les hommes de Mahomet. Cette mer d\u2019o\u00f9 sont venues ces disciples de J\u00e9sus pour \u00e9vang\u00e9liser la Gaule. M\u00eame quand nous n\u2019avons pas l\u2019accent de Panisse ou de Marius, nous ouvrons le livre de souvenirs de Marcel Pagnol dans les collines du Garlaban&nbsp;et nous lisons et relisons avec d\u00e9lice \u00ab&nbsp;<em>le plus grand r\u00eaveur de tous les temps<\/em>&nbsp;\u00bb (selon Gaston Bachelard)&nbsp;: Henri Bosco. Nous les lisons et nous savons pourquoi la lumi\u00e8re de la Provence est une lumi\u00e8re unique au monde. C\u2019est parce que la terre m\u00eame de la Provence a gard\u00e9 le souvenir des larmes que la sainte a vers\u00e9es dans sa \u00ab&nbsp;baume&nbsp;\u00bb, parce que le ciel se souvient encore de ses extases, que la lumi\u00e8re qui tombe sur cette terre de cailloux et de fenouil fait surgir, m\u00eal\u00e9 au chant de la terre et au crissement des cigales, dans la nuit \u00e9toil\u00e9e des profondeurs de notre conscience, le murmure de l\u2019inoubliable Messag\u00e8re :<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Habille-toi de lin et de bont\u00e9 profonde,<\/em><br><em>Voici venir le Dieu de la douceur unique<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que le c\u0153ur des po\u00e8tes sait d\u2019intuition profonde, d\u2019intuition s\u00fbre, nous pouvons le red\u00e9couvrir dans une autre lumi\u00e8re, celle de l\u2019ex\u00e9g\u00e8se et de l\u2019interpr\u00e9tation des textes, dans les sept premiers chapitres de ce livre des \u00e9ditions Gr\u00e9goriennes dans lequel nous est livr\u00e9 le supr\u00eame et sublime myst\u00e8re de la saintet\u00e9 de Madeleine, dont les trente ann\u00e9es de p\u00e9nitence sont le signe, trente ans de purifications drastiques de l\u2019intelligence.<\/p>\n\n\n\n<p>Trente ans pour \u00ab&nbsp;<em>tisser en elle-m\u00eame le corps du Ressuscit\u00e9, par la p\u00e9nitence pour elle, mais aussi pour tous les membres du corps du Christ<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sainte Marie-Madeleine, Ap\u00f4tre des Ap\u00f4tres, \u00c9ditions gr\u00e9goriennes, 2017 Sainte Marie-Madeleine, Ap\u00f4tre des Ap\u00f4tres, \u00c9ditions gr\u00e9goriennes, 2017 Jean-Fran\u00e7ois Froger, Jean-Michel SanchezIconographie&nbsp;: Jean-Paul DumontierRecensionMarion Duvauchel En 2017, les \u00e9ditions Gr\u00e9goriennes ont publi\u00e9 un ouvrage, aux illustrations superbes (et adroitement comment\u00e9es), consacr\u00e9 \u00e0 sainte Marie-Madeleine. 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