{"id":748,"date":"2024-09-14T21:34:17","date_gmt":"2024-09-14T19:34:17","guid":{"rendered":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/?p=748"},"modified":"2024-09-14T21:34:17","modified_gmt":"2024-09-14T19:34:17","slug":"preface-le-livre-de-la-nature-humaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/?p=748","title":{"rendered":"Pr\u00e9face : Le livre de la nature humaine"},"content":{"rendered":"\n<p>Le lecteur recevra ce <em>Livre de la nature humaine<\/em> comme la carte d\u2019un tr\u00e9sor \u00ab nouveau et ancien \u00bb (Mt 13, 52) qu\u2019on a mise dans une bouteille et jet\u00e9e dans la mer agit\u00e9e du monde contemporain, en esp\u00e9rant que, port\u00e9e par les vents impr\u00e9visibles de la Providence, elle arrive \u00e0 des mains amoureuses du travail et \u00e0 des c\u0153urs br\u00fblants de d\u00e9sir de v\u00e9rit\u00e9. Cette carte ne provient pas, cependant, des restes d\u2019un naufrage, comme beaucoup de r\u00e9flexions anthropologiques actuelles qui configurent notre mentalit\u00e9 profonde, culturelle, politique et sociale, et nous invitent \u00e0 nous conformer au d\u00e9sespoir, parce que, de toutes fa\u00e7ons, nous ne serions que des animaux \u00e9volu\u00e9s, mammif\u00e8res qui ont r\u00e9ussi, mais tout \u00e0 fait \u00e0 la d\u00e9rive dans une existence que personne n\u2019a appel\u00e9e, aim\u00e9e et institu\u00e9e. Non pas, donc, de l\u2019\u00eele des naufrag\u00e9s, mais d\u2019un \u00eelot de joie qui a pour nom \u00ab th\u00e9ologie \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en th\u00e9ologien courageux que l\u2019auteur de ces pages denses et diamantines nous offre le fruit de sa solitude contemplative et de son \u00e9tude patiente de la Parole de Dieu. Parce qu\u2019il faut du courage pour donner aujourd\u2019hui un vrai cadeau th\u00e9ologique qui nourrisse dans la joie sans se laisser porter par les normes du convenable ni avoir \u00e0 payer le prix des corrections assum\u00e9es. Quelles sont les joies que ce livre veut r\u00e9veiller dans notre mentalit\u00e9 chr\u00e9tienne ?<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord, la joie de go\u00fbter du texte de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux dans une traduction directe de l\u2019aram\u00e9en, en nous faisant sentir son rythme oral construit par des balancements du souffle et des structurations par mots-cl\u00e9s, aptes \u00e0 la m\u00e9morisation par c\u0153ur et la rumination constante de l\u2019enseignement. L\u2019 effort de r\u00e9p\u00e9ter maintes fois la lecture du texte comme une r\u00e9citation \u00e0 haute voix, en se laissant impr\u00e9gner des images r\u00e9v\u00e9l\u00e9es avant m\u00eame d\u2019en approfondir son \u00e9tude, ne restera pas sans fruit. <\/p>\n\n\n\n<p>On trouvera ensuite la joie de voir se construire dans le champ de notre propre personne l\u2019\u00e9difice merveilleux de la nature humaine, tel qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u par Dieu et r\u00e9v\u00e9l\u00e9 dans l\u2019\u00c9criture Sainte pour que nous nous concevions nous-m\u00eame dans la libert\u00e9 de comprendre et l\u2019assentiment de la foi. Le livre ne veut aucunement imposer une vision, m\u00eame renouvel\u00e9e, de la nature humaine, mais offrir des instruments inou\u00efs, sortis de la logique m\u00eame de l\u2019\u00c9criture, pour que ce soit la Parole r\u00e9v\u00e9l\u00e9e elle-m\u00eame qui nous apprenne \u00e0 penser et fa\u00e7onne en nous l\u2019intelligence du myst\u00e8re filial de notre appel, toujours surprenant, \u00e0 \u00eatre des hommes dans l\u2019Humanit\u00e9 accomplie du Fils, termes d\u2019une relation de Parole qui fonde et garantit divinement une authentique socialit\u00e9 humaine. L\u2019 auteur a su d\u00e9gager de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux les cat\u00e9gories de notre vocation humaine, et nous invite \u00e0 un voyage passionnant de transformation int\u00e9rieure par un effort de pens\u00e9e et de reconstruction de notre nature, tomb\u00e9e dans la Chute mais r\u00e9instaur\u00e9e dans la Parole incarn\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on ne fuit pas trop vite les appuis techniques dans les logiques quaternaire et ternaire, d\u00e9couvertes par l\u2019auteur comme coh\u00e9rence profonde du langage r\u00e9v\u00e9l\u00e9, on aura la surprise de contempler la nature humaine structur\u00e9e par les cat\u00e9gories du Temple, qui la diff\u00e9rencient en f\u00e9minit\u00e9, masculinit\u00e9, sacerdoce et grand-sacerdoce, quatre cat\u00e9gories concomitantes, n\u00e9cessaires l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, et qui aident \u00e0 sortir de la contraposition infructueuse de l\u2019homme et de la femme dans une lutte id\u00e9ologique pour le pouvoir. Une nouvelle logique est n\u00e9cessaire pour accueillir la nouveaut\u00e9 de l\u2019\u00c9vangile pr\u00each\u00e9 par saint Paul, auteur de l\u2019\u00e9p\u00eetre selon la meilleure tradition de l\u2019Orient et de l\u2019Occident ; ce livre offre les outres nouvelles pour le vin nouveau, seulement, il faut s\u2019exercer \u00e0 ses cat\u00e9gories pour en savourer la douceur et la coh\u00e9rence.<\/p>\n\n\n\n<p> La cl\u00e9 du message de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux est la r\u00e9v\u00e9lation de J\u00e9sus Ressuscit\u00e9 comme Grand-Pr\u00eatre. Peu de th\u00e9ologiens ont explor\u00e9 le r\u00f4le grand-sacerdotal de J\u00e9sus. Dans le langage eccl\u00e9siastique habituel, on parle du sacerdoce de J\u00e9sus comme mod\u00e8le du sacerdoce des ministres ordonn\u00e9s, en identifiant les cat\u00e9gories du Pr\u00eatre et du Grand-Pr\u00eatre. Ce langage appauvrit la compr\u00e9hension des grands tr\u00e9sors anthropologiques et spirituels cach\u00e9s dans la r\u00e9v\u00e9lation de J\u00e9sus comme le Grand-Pr\u00eatre dont nous avions besoin. On n\u2019avait pas m\u00eame soup\u00e7onn\u00e9 l\u2019importance du grand-sacerdoce de J\u00e9sus comme ach\u00e8vement de la nature humaine. C\u2019est que, en ne discernant pas la diff\u00e9rence entre le Pr\u00eatre et le Grand-Pr\u00eatre, on ne discerne non plus la profondeur th\u00e9ologique de la diff\u00e9rence entre l\u2019homme et la femme, parce qu\u2019il y a autant de diff\u00e9rence entre le sacerdoce et le grand-sacerdoce qu\u2019entre la masculinit\u00e9 et la f\u00e9minit\u00e9. Dans la totalit\u00e9 du corps-Temple qui constitue la nature humaine, achev\u00e9e dans la cat\u00e9gorie unique du Grand-Pr\u00eatre, une nouvelle lumi\u00e8re jaillit pour comprendre l\u2019homme et la femme comme fonctions liturgiques et vocations repr\u00e9sentatives de diff\u00e9rents aspects de la nature humaine et m\u00eame comme des reflets de la structure trinitaire de Dieu, puisque l\u2019homme int\u00e9gral est cr\u00e9\u00e9 \u00ab \u00e0 son ombre-image et selon sa consanguinit\u00e9-ressemblance \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La red\u00e9couverte du r\u00f4le du Grand-Pr\u00eatre dans la structure de la nature humaine achev\u00e9e, comme cl\u00e9 de compr\u00e9hension des autres cat\u00e9gories anthropologiques, pourrait, nous l\u2019esp\u00e9rons, faire sortir \u00e0 bonne heure le langage religieux de la fascination des deux ab\u00eemes chim\u00e9riques entre lesquels se d\u00e9bat aujourd\u2019hui la r\u00e9flexion th\u00e9ologique. R\u00e9flexion tent\u00e9e de perplexit\u00e9 et risquant la paralysie de la langue de bois ou la perte du sel \u00e9vang\u00e9lique : d\u2019un c\u00f4t\u00e9, l\u2019ab\u00eeme de la dissolution de la diff\u00e9rence entre l\u2019homme et la femme, qui nous entra\u00eene dans un \u00e9galitarisme lissant la richesse concr\u00e8te de l\u2019asym\u00e9trie entre les sexes et son sens r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ; c\u2019est l\u2019ath\u00e9isme th\u00e9orique et pratique qui se cache dans cette chim\u00e8re, comme a bien vu Chr. Singer, qui disait : \u00ab Lorsque une soci\u00e9t\u00e9 veut couper l\u2019homme de sa transcendance, elle n\u2019a pas besoin de s\u2019attaquer aux grands \u00e9difices des \u00e9glises et des religions, il lui suffit de d\u00e9grader la relation entre l\u2019homme et la femme \u00bb<sup>1<\/sup> ; de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019ab\u00eeme d\u2019un recours trop rapide \u00e0 la mystique, qui pourrait enfoncer dans le brouillard de l\u2019ind\u00e9fini ou la projection des d\u00e9sirs non inform\u00e9s par le langage, certainement difficile et toujours analogique, de la r\u00e9v\u00e9lation, en nous faisant croire que le vrai message de l\u2019\u00c9criture se trouve au-del\u00e0 de tout langage et m\u00eame de toute compr\u00e9hension.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce livre invoque la voie, non pas d\u2019un au-del\u00e0 de la logique, mais d\u2019une logique construite autrement, quaternaire pour la description des diff\u00e9renciations qui ont lieu dans la cr\u00e9ation, et ternaire pour la compr\u00e9hension des transformations spirituelles d\u00e9crites dans les r\u00e9cits \u00e9vang\u00e9liques, une logique capable d\u2019embrasser de fa\u00e7on coh\u00e9rente et de tenir ensemble les diverses cat\u00e9gories de la nature humaine garanties dans sa rationalit\u00e9 et sa dicibilit\u00e9 par la Parole m\u00eame de Dieu. Comment sortir de ces deux ab\u00eemes ? Le livre ne conna\u00eet qu\u2019un chemin : c\u2019est la joie de comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p>Une lumi\u00e8re toute nouvelle jaillit aussi de ces cat\u00e9gories pour la compr\u00e9hension de la fonction rituelle du sacerdoce et du sacrifice que le pr\u00eatre est appel\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser. La troisi\u00e8me partie de l\u2019\u0153uvre ose proposer avec une audace logique les raisons profondes de la d\u00e9cision de l\u2019\u00c9glise de ne pas conf\u00e9rer le sacerdoce ordonn\u00e9 aux femmes. Ce que le Magist\u00e8re, interpr\u00e8te fid\u00e8le de la R\u00e9v\u00e9lation, indique sans comprendre, le th\u00e9ologien doit l\u2019expliquer, parce que les choses ne sont pas vraies parce que c\u2019est l\u2019\u00c9glise qui les dit (cela serait purement et simplement un aspect subtil du fid\u00e9isme), mais, \u00e0 l\u2019inverse, l\u2019\u00c9glise dit les choses qu\u2019elle dit parce qu\u2019elles sont vraies, et donc doivent \u00eatre comprises et \u00e9tudi\u00e9es avec tous les moyens de la raison, pour d\u00e9celer sa v\u00e9rit\u00e9 lib\u00e9ratrice. Le paysage sur le myst\u00e8re de la femme qui se dessine dans cette troisi\u00e8me partie de l\u2019\u0153uvre est vraiment lucide et d\u2019une hauteur surprenante, et les r\u00e9flexions qui lui sont d\u00e9di\u00e9es pourront compter, je crois ne pas exag\u00e9rer, entre les pages les plus belles et profondes que la th\u00e9ologie ait jamais \u00e9crites sur l\u2019\u00c9glise-\u00c9pouse comme accomplissement eschatologique<br>de la nature humaine. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce courage et cette joie co\u00fbteuse qui m\u00e8nent \u00e0 d\u00e9voiler les raisons, logiques et analogiques, et m\u00eame anagogiques, de la R\u00e9v\u00e9lation, en respectant la p\u00e9dagogie du Verbe de Dieu et l\u2019exp\u00e9rience la plus profonde de la vie de saintet\u00e9 de l\u2019\u00c9glise, seront la source d\u2019une m\u00e9taphysique renouvel\u00e9e, centr\u00e9e sur la relation comme paradigme fondamental. L\u2019horizon qui se d\u00e9voile de cette lecture de l\u2019\u00e9p\u00eetre aux H\u00e9breux comme livre de la nature humaine est difficile et exigeant, bien s\u00fbr, mais c\u2019est la fa\u00e7on de penser et de comprendre demand\u00e9e par cet effort que l\u2019\u00c9glise de notre temps appelle, peut-\u00eatre sans savoir encore en exprimer les raisons profondes, comme une \u00ab nouvelle \u00e9vang\u00e9lisation \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me suis limit\u00e9 \u00e0 signaler quelques joies de ce livre comme orientation pour la lecture. Des tr\u00e9sors de compr\u00e9hension attendent \u00e0 chaque page pour l\u2019enrichissement du lecteur bienveillant. Une pr\u00e9face n\u2019est qu\u2019une carte de la carte. Reste \u00e0 faire courageusement le chemin en se plongeant dans la mer. La perle n\u2019est pas en surface, on ne la trouve qu\u2019en s\u2019immergeant  dans les eaux fra\u00eeches de la Parole de Dieu, muni de logique et de confiance en la rationalit\u00e9 de tout ce que Dieu nous a communiqu\u00e9. L\u2019 effort vaut la peine, il n\u2019est que pour la joie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\">\n<li>Chr. Singer, <em>Du bon usage des crises<\/em>, Albin Michel, 57, cit\u00e9 par F. de Muizon,<em> Homme<br>et femme, l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 fondatrice<\/em>, Le Cerf, Paris, 2008, 9.<\/li>\n<\/ol>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><br>P\u00e8re Francisco Jos\u00e9 L\u00f3pez S\u00e1ez<br>Professeur de th\u00e9ologie spirituelle \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 pontificale de<br>Comillas des j\u00e9suites de Madrid, de spiritualit\u00e9 et liturgie des<br>\u00c9glises d\u2019Orient \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Eccl\u00e9siastique San D\u00e1maso<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le lecteur recevra ce Livre de la nature humaine comme la carte d\u2019un tr\u00e9sor \u00ab nouveau et ancien \u00bb (Mt 13, 52) qu\u2019on a mise dans une bouteille et jet\u00e9e dans la mer agit\u00e9e du monde contemporain, en esp\u00e9rant que, port\u00e9e par les vents impr\u00e9visibles de la Providence, elle arrive \u00e0 des mains amoureuses du &hellip; <a href=\"https:\/\/enseignement-froger.fr\/?p=748\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Pr\u00e9face : Le livre de la nature humaine<\/span> <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2,80],"tags":[13,6,5,4,18,19],"class_list":["post-748","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-livres","category-prefaces","tag-bible","tag-connaissance","tag-enseignement","tag-froger","tag-nature-humaine","tag-temple-de-jerusalem"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=748"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":750,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/748\/revisions\/750"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/enseignement-froger.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}